Il y a une embellie conjoncturelle. Les employeurs cherchent du personnel qualifié.
Mais il manque de bras ?!?!
Alors pourquoi y a-t-il 700'000 personnes au service social en Suisse ?
1 millions de gens "pauvres" en Suisse. Pourquoi ne peuvent-il pas vivre DECEMMENT du produit de leur travail ?
Que font ces gens. Sont-ils si non-qualifiés que ça ? Que des incapables ? Ou ne pourraient-ils pas être formés ?
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REf:
http://www.letemps.ch/template/tempsFort.asp?page=3&article=197660
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• Les jeunes restent les plus exposés au chômage, mais leur situation s'est bien améliorée depuis deux ans.
• Cette pression accrue aura-t-elle des effets sur les salaires? Oui, mais pas dans une ampleur très forte.
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Bastien Buss
Mardi 9 janvier 2007 |
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«La Suisse manque cruellement de personnel qualifié», explique Charles Bélaz, directeur général de Manpower Suisse. A tel point que «plus de 50% des entreprises éprouvent des difficultés à recruter le personnel adéquat pour repourvoir les postes vacants ou en créer de nouveaux», analyse Charles Bélaz.Une situation qui s'explique essentiellement par l'embellie conjoncturelle, avec en toile de fond un taux de chômage qui est passé entre fin 2005 et fin 2006 de 3,8% à 3,3%. «L'année 2006 a vu la création de 60000 nouveaux emplois», a déclaré lundi la conseillère fédérale Doris Leuthard devant la presse à Berne. Mais cela ne suffit de loin pas car la pénurie, dont les premiers signes sont apparus il y a un an déjà, va s'accentuer, prédit Charles Bélaz. Selon une enquête de Manpower pour le premier trimestre 2007, 11% des employeurs interrogés en Suisse s'attendent à une hausse de leurs effectifs. Les perspectives de recrutement s'inscrivent ainsi en hausse de trois points par rapport au quatrième trimestre 2006 et de neuf points par rapport à la même période de l'année précédente. De quoi aggraver encore les goulots d'étranglement. |
Vivier étranger épuisé
«Toutes les branches sans exception manquent de main-d'œuvre. La
pénurie est particulièrement aiguë pour les postes qualifiés et
hautement qualifiés», estime pour sa part Michael Agoras, patron
d'Adecco Suisse. «Cela fait trois ans que nous avons de la peine à
recruter. Nous manquons de technico-commerciaux spécialisés dans la
vente de cuisine, de sanitaires et de carrelages», raconte Conchita
Segatori, responsable des ressources humaines chez Gétaz Romang à
Bussigny (VD). Son de cloche identique chez Bobst, selon Jean Roland,
responsable des ressources humaines de la société de machines
d'emballages, où une trentaine de postes sont à repourvoir.
Pour Adecco, la situation ne serait toutefois pas encore aussi grave qu'en 2000, lors du précédent boom conjoncturel.
Toujours est-il que, dans certains secteurs, la pénurie devient
critique, comme dans l'horlogerie, la finance, la pharma et la chimie.
Sans parler des technologies de l'information et des ingénieurs. «Les
entreprises ont beaucoup engagé à l'étranger grâce à la libre
circulation des personnes, mais cette manne s'avère désormais
insuffisante», selon Charles Bélaz, qui ne considère pas que la
démographie ait eu un rôle aggravant. Chez Roche, quelque 55% des
effectifs du siège à Bâle sont des travailleurs étrangers. Novartis
puise également beaucoup à l'étranger, un vivier qui lui permet de
couvrir ces besoins, selon un porte-parole. De nombreuses entreprises
recourent aussi au travail temporaire, qui a augmenté de 20% l'an
passé.
Système de primes
Auprès de trois principaux cabinets d'audit
(PricewaterhouseCoopers, KPMG et Ernst & Young), près de 300
employés sont recherchés. Dans le secteur bancaire, UBS a besoin de 600
à 700 personnes et Credit Suisse également de 600. A la BCV, les
effectifs sont restés stables l'an passé, mais la banque admet que le
marché reste tendu pour repourvoir les postes vacants. Surtout dans les
secteurs qui demandent des compétences de pointe.
Même dans le commerce de détail, un manque de bouchers et de
spécialistes de l'habitat et du jardinage se fait sentir, selon Charles
Bélaz. Migros Genève, qui a engagé l'an passé 440 personnes, a parfois
des difficultés à trouver des vendeurs, notamment dans les secteurs des
fruits et légumes, des produits laitiers et de la poissonnerie. Chez
Swiss, c'est dans la maintenance technique des avions que des
difficultés apparaissent.
Comme en 2000, certaines entreprises n'hésitent plus à offrir des
primes à leurs employés qui les aideront à trouver la perle rare. Ces
rémunérations oscillent entre 500 et 3000 francs. A Zurich, près de 5%
des postes seraient repourvus de la sorte, d'après la NZZ. Depuis l'an
dernier, Gétaz Romang offre une prime de 500 francs à tout employé qui
propose une candidature valable et qui aboutit à un engagement. Autre
solution, plus onéreuse: passer par des sociétés de chasseurs de tête.
Qui ont du pain sur la planche pour trouver la perle.
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