Ecologie, état de la planète et volonté personnelle

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Notes personnelles

050720
Ecologie, état de la planète et volonté personnelle.
Je m'intéresse à la cause environnementale depuis 1 an environ. En septembre 2004 j'ai décidé de réorienter ma vie par aider cette cause. Fini les fusées et autres beaux rêves d'enfant. Il s'agit de garder les pieds sur terre et de regarder dans la m&%ç(. He oui, les hommes ont foutu pas mal de m*%ç. Et ca va être dur de la leur faire nettoyer.
Le désespoir s'empare de moi. Lorsque je lis et comprend la situation à laquelle on fait face, je n'ai plus qu'une effrayante image qui me vient à l'esprit: celui d'une violente crise. Tout semble amener à un mur: polution, sur-exploitation car sur-consommation, des lobbies économiques et politiques en place et qui comptent bien y rester, coûte que coûte.
Finallement, l'homme en sauvant l'environnement peut se sauver lui-même. Sinon, il court à sa perte. On ne peut vivre sans l'environnement, sans les services que nous rend la nature. J'ai lu le plus grand et premier rapport sur les relations homme-nature, les atteintes portées et la durabilité de leur relations: le Ecosystem Millenium Assessment. C'est édifiant. Pas tant qu'il n'y plus rien à espérer, mais parce qu'il semble que l'on est déjà allé tellement loin dans les dégats qu'on va perdre à tout jamais une partie des biens présents par le passé et qu'il n'est même pas certain que les générations futures auront une miette des biens que nous sommes en train d'entammer.
Une seule solution envisagée: communiquer cela au gens, au plus grand nombre, pour que la solution vienne de la volonté générale. C'est à nous d'inventer notre future, à la génération actuelle de relever le défi d'instaurer un environnement et des pratique qui assurent le minimum de bien-être. Il n'est certain que chacun s'y intéresse en occident (w1), encore moins dans les pays en développement (w2) et encore moins dans les pays du tiers-monde (w3).
Les premiers sont enfermés ou maintenus dans une logique de consommation et d'individualisme dont chacun retire une bénéfice suffisant pour qu'il ne remette pas cela en question. Le plus souvent il se sent impuissant de changer quelque chose. Il n'est pas souvent conscient de ce qu'il engendre comme empreinte écologique, comme consommation d'énergie et de matière. La valeur essentielle est monétaire: il calcul le prix des choses, mais ne s'attarde pas sur les autres aspects.
Les seconds sont trop afférés à développer économiquent leur pays selon un modèle majoritairement occidental. Pourquoi empêcher les autres pays d'améliorer leur conditions de vie, la liberté des individus, une augmentation de la consommation alors que les pays w1 se l'ont permis ? Chine, Inde, Brésil, Mexique...
Quant aux troisièmmes, on ne pensent pas aux problème écologiques lorsqu'on ne sait pas ce qu'on va manger le lendemain. Pauvreté, famine, corruption minent ces pays qui n'ont d'autre solution que d'essayer de survivre avec les biens naturels (parfois très restreints) dont ils disposent (et utilisent de manière peu durable quelque fois) et ce que l'occident veut bien leur laisser comme opportunité d'échange avec le monde extérieur: acheter des aliments sur le marché mondial alors qu'ils ne peuvent pas se l'offrir, réduire leur agriculture, accepter l'arrivée de capitaux étrangers pour établir des infrastructures techniques et économiques profitables au w1...
Bref, on naît du bon côté ou on galère toute sa vie. Et cela est en train d'empirer. Ok, on a réduit la pauvreté, la famine, mais en même temps la démographie mondiale a explosé. On est passé de 2,5 Gp (milliard de personnes) en 1950 à 6 Gp en 2000. C'est une augmentation énorme. La technique, les pouvoirs politiques locaux et la coordination internationnale ont été complètement dépassés.
Les « solutions » envisagées ici (w1) sont rarement facilement applicable aux pays « à problèmes ». La technique, transférée du Nord au Sud, ne suffit pas ! Le défi est essentiellement celui de la perception. Perception du problème et de la solution, concepts qui dépendent de la culture, de la religion, du savoir propre à chaque région.
Un tracteur tout neuf ne sert à rien en Afrique s'il n'y a aucun technicien pour le réparer. Idem pour les parcs naturels, la protection de la faune et de la flore.
Et si la meilleure solution était d'arrêter d'y toucher ? Quant sa va de mal en pis, et avec un peu de bon sens, on s'arrête d'agir à un moment donné !
Mais non ! Car on veut trouver (imposer) une solution, on a lancer quelque chose, il faut absoulement le faire marcher ! Et comme de toutes façon on a lancé la machine, on peut plus l'arrêter. Sinon, plus de profits sur le dos des petits. Plus de main d'oeuvre bon marché, de matières premières à bon prix ou stratégiquement indispensables (minerais, café, bois tropical, bananes..). Pour éviter la trop mauvaise image on invente les labels. Ok c'est mieux que rien. Mais rien serait mieux. Autrement-dit, avec ces labels, on continue d'agir mais en essayant de minimiser le mal. Est-ce une vraie mesure ?

Bref, lorsque je vais au bord du lac, je me retrouve un peu face à moi-même à regarder une Suisse où la rareté fais la richesse, où il y a peu de personnes, mais beaucoup de biens, où tout est reglé comme dans un automate, où presque tout le monde à accès à une voiture, un téléphone portable, un ordinateur et que je pense aux 850 millions de personnes qui ont insuffisament à manger et aux 1,1 milliard de personnes qui n'ont pas suffisamment à boire, je me demande dans quel genre de monde j'ère.
Le modèle parfait, un idéal d'ingéniosité et la démonstration du pouvoir d'organisation et de réflexion supérieur de l'homme ne serait pas de « régler l'horloge mondiale » ? Harmoniser la nature et les société afin que chacun ait le minimum vital pour vivre et se développer ?
Est-il préférable de développer des problèmes environnementaux qui tôt ou tard vont avoir des impacts sociaux, économiques, politiques majeurs ? Je pense notamment aux risques encourus si un important changement climatique se réalisait.
Est-il préférable de maintenir de grandes inégalités entre les peuples et à l'intérieur des peuples ? N'est-ce pas la source de grandes instabilités et de violences, dont les deux parties, autant les favorisés que les défavorisés font les frais ? Est-ce que le meilleur allié pour éviter le chaos, le désordre social et le désastre écologique n'est pas la communication et le consensus ?
Je vous lance ces interrogations. Elles me hantent. Je me dis que j'en fais trop, mais réellement cela me donne beaucoup à penser. Parfois je pense que l'homme n'est pas plus malin qu'un animal dont il prétend être tellement supérieur: attendre le mur pour changer son comportement. Une simple question d'évolution darwiniennen, biologique. Les mieux adaptés survivent alors. Tant pis pour les autres. Il n'y a qu'à voir les millions de gens qui meurent de faim en Afrique. C'est tout juste si on en parle encore. voir http://news.bbc.co.uk/1/hi/world/africa/4700173.stm Niger's 'silent hunger', à comparer avec le silence de la TSR: http://www.tsr.ch/tsr/index.html?siteSect=501930#