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Le PDC veut combattre «notre îlot de cherté»
Ce que dénonce le PDC: le prix trop élevé des produits importés [Keystone]
"Le coût de la vie est trop cher": le PDC s'en prend aux prix élevés des loyers des produits alimentaires et de la santé en Suisse. Le parti déposera des interventions parlementaires contre les entraves à l'importation et à la vente.
Chaque année, les Suisses dépensent 2,1 milliards de francs en faisant du «tourisme des achats» à l'étranger, déplore le PDC dans un papier stratégique présenté vendredi à Berne.
"Dans l'Union européenne, les prix à la consommation sont en moyenne un tiers plus bas que chez nous", affirme le président du parti Christophe Darbellay, avant d'ajouter, que "les produits d'importation sont trop chers en Suisse".
Réintroduire le principe du Cassis de Dijon
Les entraves techniques au commerce sont importantes, selon la conseillère nationale saint-galloise Lukrezia Meier Schatz: «Par exemple, le 'Red-Bull' est emballé dans des cannettes spécifiques pour la Suisse, car les mesures sont indiquées en millilitres chez nous, alors qu'elles le sont en pourcentage dans l'UE».
De la même manière, la Suisse fait produire des appareils électroménagers correspondant à ses propres normes. Celles-ci prévoient une largeur de 55 cm alors que les règles européennes la situent à 60 cm.
Les démocrates-chrétiens réclament donc que la Confédération introduise le principe du Cassis de Dijon. Selon ce dernier, des produits autorisés par Bruxelles doivent aussi pouvoir être vendus en Suisse. Le PDC exige aussi que Berne harmonise rapidement ses directives avec le droit en vigueur dans l'UE.
Swissmedic fustigé
Dans le domaine de la santé, Christophe Darbellay fustige la politique «formaliste» de Swissmedic qui «fait grimper les prix inutilement». Quant aux médicaments dont le brevet est échu, «seul le produit le moins cher doit être prescrit par le médecin et remboursé par l'assurance-maladie, sauf contre-indication médicale».
Le PDC veut aussi réduire les charges administratives, qui coûtent chaque année quelque sept milliards de francs aux PME et aux particuliers. Cette somme peut être réduite de moitié, selon Christophe Darbellay. Le projet de la Confédération visant à réduire de 20% les autorisations requises doit être accéléré.
ats/sch
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