http://letemps.ch/template/international.asp?page=4&article=200491- L'érudit
Adolescent, Jacques Chirac éprouve une passion dévorante pour les
cultures asiatiques. Cet intérêt finira par prendre des proportions
presque inquiétantes. Le président connaît par cœur les noms des
derniers champions de Sumo et corrige les directeurs de musées chinois
sur les bronzes Shang. «Mon mari est très fasciné par le bouddhisme,
ajoute sa femme Bernadette. Il sait tout de Bouddha. Il en est
fatigant.»
- Le tiers-mondiste
A la fin des années 1960, alors qu'il entame une carrière
ministérielle fulgurante, Jacques Chirac devient militant du Congrès
national africain de Nelson Mandela, opposé au régime raciste d'Afrique
du Sud. «J'ai été approché par Hassan II, le roi du Maroc, pour aider
au financement de l'ANC», explique Jacques Chirac. Son engagement
antiraciste se poursuivra en France: «J'ai toujours été allergique au
Front national, c'est quasiment physique [...].» Il déteste aussi - un
peu moins - la civilisation romaine et les conquistadores espagnols,
coupables d'expansionnisme violent.
- L'anti-libéral
Jacques Chirac s'est battu avec l'armée française en Algérie, mais
il est ensuite devenu un pourfendeur du colonialisme et de
l'hégémonisme américain. «J'ai en permanence des problèmes avec les
Américains, toujours à vouloir imposer leur point de vue», admet le
président.
«Je suis convaincu que le libéralisme est voué au même échec
que le communisme, et qu'il conduira aux mêmes excès. L'un comme
l'autre sont des perversions de la pensée humaine.»
- Le séducteur
Jacques Chirac a fait de nombreuses conquêtes féminines, y compris
après son mariage. «Je n'ai pas détesté les femmes, mais je n'en ai pas
abusé», commente-t-il modestement. Son épouse Bernadette explique que
«les femmes ont toujours couru après lui. Il avait beaucoup de charme,
un abattage terrible.» Mais elle conserve tous les mots d'amour que lui
a envoyés son mari.
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