Une Suisse qui se casse gentillement la figure

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>>La société à deux vitesses se crée également ici. Compil

Victimes de la soc.conso, 10 % des ménages sont endettés. En 2003, les sociétés actives dans le recouvrement ont traité 1,6 million de cas contre 588 000 en 2002, pour un montant total de 829 millions de francs (715 millions en 2002).

«Pour exister, il faut consommer, sinon on est moins intégré»

Près de 275'000 Suisses souffrent d'une frénésie d'achats. Une dépendance qui aggrave, sinon provoque des problèmes relationnels, professionnels, psychiques et bien sûr financiers.

Les jeunes et les femmes sont en effet les principales victimes de cette dépendance.
Rien d'étonnant dès lors à ce que 17% pour cent des 18-24 ans avouent avoir de grosses difficultés à contrôler leurs pulsions d'achat, et 47 % admettent un problème de contrôle, qui va de «léger» à «moyen»

le shopping constitue le hobby préféré des 14-24 ans. En outre, 85 % d'entre eux considèrent cette activité comme la plus importante de leur temps libre.

Ces «working poor» ou travailleurs pauvres aux petits revenus, représentaient 6,5 % de la population active en 2002, selon l'Office fédéral de la statistique, soit 220'000 personnes. Caritas recense pour sa part près de 850'000 individus à la limite de la pauvreté en Suisse.


Généralement, les accros du shopping ressentent un besoin irrésistible de consommer. Le fait d'acheter suscite chez eux des sensations euphoriques pouvant créer une dépendance comparable à l'alcoolisme, au tabagisme ou aux autres toxicomanies.


>>impact: ils ne paient plus leur impots ni la caisse maladie

>> sources:
http://www.swissinfo.org/sfr/swissinfo.html?siteSect=105&sid=5309519
http://www.swissinfo.org/sfr/swissinfo.html?siteSect=105&sid=4829881
http://www.swissinfo.org/sfr/swissinfo.html?siteSect=105&sid=1561296

--
http://www.swissinfo.org/sfr/swissinfo.html?siteSect=106&sid=5366048

231'000 travailleurs vivent dans la précarité, nouvelle flambé de "working poors"

Ainsi, en 2003, pas moins de 231'000 travailleurs vivaient dans la précarité en Suisse. Ces hommes et ces femmes vivent dans 137'000 ménages, qui réunissent au total 513'000 personnes, dont 233'000 enfants.

La première moitié des années nonante avait en effet vu une nette croissance du nombre des «working poor» helvétiques avant une accalmie durant la deuxième moitié de la décennie et même une amélioration durant les années 1999-2002.

Les chefs de famille monoparentales ou nombreuses, les ressortissants de pays hors de l'Union européenne (UE) et les personnes qui n'ont pas de formation courent ainsi un plus grand risque de ne pas s'en sortir avec leur salaire que les autres.Dans les faits, un «working poor» sur cinq est à la tête d'une famille monoparentale (20,4 %) et/ou nombreuse (20,5 %).

Cette recrudescence du nombre de travailleurs pauvres inquiète tant les syndicats que les associations patronales.
Le chef de l'information de l'Union patronale suisse (UPS), Hans Reis juge préoccupant que l'on ne puisse plus vivre de son salaire dans un pays comme la Suisse.
De son côté, l'Union syndicale suisse (USS) demande qu'un salaire minimum soit fixé. Selon son porte-parole, Pietro Cavadini, l'organisation syndicale va renforcer sa revendication au niveau fédéral ou à travers les conventions collectives de travail (CCT).
Pietro Cavadini évoque également le potentiel de risque de dumping salarial lié à la libre circulation des personnes. Les bas salaires subissent directement la pression du faible niveau salarial dans l'Est de l'Europe.
Etrangers hors UE durement frappés.