Les vieux dehors ! Les jeunes pour un monde viable !

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Les vieux dehors ! Les jeunes pour un monde viable !

Pour un nouveau monde, pas une nouvelle planète. For a new world, not a new planet.

Les jeunes ont droit à vivre dans un monde viable. C'est un droit qu'il faut protéger dès leurs premières années.

Parce que ceux qui sont réellement concernés par un monde durable, c'est ceux qui vont l'habiter dans 50 ans !

1. Vieux

Les vieux sont au pouvoir et c'est eu qui ont fait les conneries et qui en font encore. Halte !

Les générations de 40 à 60 ans actuellement en place ont un mode de vie incompatible avec l'existence d'un monde viable et la préservation de l'environnement. En cela il ne respecte pas les aspirations des jeunes générations. Les jeunes sont dans leur droit de défendre leur seul bien véritable : leur vie.

« Les villes générations au pouvoir », sont nées dans les années 1940-1960, ils ont connu le développement des « trente glorieuses » (1950-1980). Ils ont grandis dans un monde en pleine croissance économique, basée sur le consumérisme et le matérialisme. Ils ont acquis et gardé cette logique de consommation. Celle-ci n'est plus du tout applicable aujourd'hui, alors que les ressources viennent à manquer et que la population croît et que le niveau de vie augmente.

Les postes importants sont aux mains des générations de 40-60 ans. Dans l'économie, l'administration, l'éducation, ce sont eux qui dictent les règles. Le pouvoir est en bonne partie entre leurs mains.

Il n'est pas normal, vu le monde qu'ils nous lèguent, de se laisser dominer par eux. Il faut rompre avec le système. De manière simple et claire et de manière durable. Une limite d'âge fixée à 40 ans est ma proposition. En-dessous de 40 ans, ils préparent leur monde. En-dessus de 40 ans, ils le vivent. Et ceci de génération en génération. Car les vieilles générations ne peuvent plus se permettre d'imposer un mode de vie aux jeunes. Ils seront bientôt morts et ça ne concerne donc pas leur vie. Ils vont encore polluer pendant un moment, c'est inévitable. Par contre, c'est aux jeunes de se prendre en main pour ne pas trop polluer ensuite. S'ils n'y arrivent pas, c'est leur responsabilité. Ainsi ma méthode permettrait de mieux cibler les responsabilités et donc les actions.

La plupart ne voudront pas changer. Déjà parce qu'ils ne sont pas conscients du danger réel. Ils ont toujours vécu comme ça, que cela leur est devenu « normal ».

Il vont partir, dans 20-30 ans ils sont morts, « après eux le déluge ». Ils n'ont pas envie de modifier leurs habitudes, après 50 ans d'une vie pénible et rude, passée à se battre pour arriver là où ils sont. Ils méritent bien ça après tout, ils ont tellement donné.

Même s'ils voulaient changer, une petite partie seulement (10-20%) le ferait, ce qui est insuffisant.

On ne peut pas leur faire confiance pour qu'ils nous laissent une Terre viable. Ce n'est pas par non-respect ou méchanceté que je dis ça, mais c'est en observant l'état du monde actuel.

2. Jeunes

Les jeunes ont droit dans la seconde moitié de leur vie à un vivre dans un « monde viable », dans un environnement sain, sur une terre en bonne santé.

Il faut comprendre ici « environnement » au sens naturel, économique et social.

Actuellement, les jeunes héritent d'un monde merdique, polluée, corrompu, sans éthique, sans avenir économique véritable, sans insertion social, sans espoir.

Beaucoup de jeunes sont désoeuvrés, n'ont pas de boulot, leurs études sont précarisées. Certain sombrent dans la drogue et certain se suicident (Japon, Europe, Suisse).

Ce n'est pas normal. Les jeunes doivent se fouttre un pieds au cul et protéger leur vie, leur société et surtout leur avenir. C'est à eux et à eux seul de le faire.

Il est temps de se bouger et de s'imposer. Car il en va de notre vie. Il n'est pas question de laisser une génération consumériste pourrir notre monde au point de ne laisser aucune place aux jeunes.

C'est notre droit de définir le monde dans lequel on devra vivre. Et arrêter de se faire imposer des contraintes et « solutions » par la génération vieillissante qui tient les rênes, contrôle l'essentiel et de toute façon n'a pas grand chose à perdre au final.

Responsabiliser les jeunes. Prendre la responsabilité de se construire seuls un monde viable. Car on ne peut pas avoir confiance dans une génération qui a mis la planète dans l'état actuel.

Il s'agit donc de définir notre « monde » et de redéfinir le « normal » en fonction de ce but. De là découle toutes les politiques environnementales, sociales, économiques.

3. Ma solution :

UNE éthique et PLUSIEURS méthodes pratiques.

Les jeunes de moins de 40 ans ne traitent plus économiquement avec les vieux.

Scinder la population en deux, imposer une séparation entre les moins et plus de 40ans, au niveau de l'organisation sociale et économique. Cela n'empêche pas les liens fraternels ou d'amitié.

Les jeunes pourraient se définir une société des « moins de 40 ans » avec leurs valeurs éthiques, sociales et économiques dans le respect de l'autre et de l'environnement.

Ils pourraient réévaluer la valeur de leur temps, de leur travail, de leur argent. Ils leur donneraient une valeur juste à leurs yeux et pas à ceux qui nous gouvernent avec une tendance à nous écraser.

Ils se trouveraient des valeurs éthiques communes et fondatrices, apolitiques et non religieuses.

Ces valeurs seraient tirées de leur expérience quotidienne, dans l'optique de « croire à ce que l'on voit », à ce que l'on a expérimenté, à ce que l'on ressent profondément comme tout être humain.

Ils pourraient créer un gouvernement des jeunes. Il concernerait tous les jeunes, à travers le monde, serait transnational. Dans chaque pays, ils feraient entendre leur avis et protégeraient leurs intérêts.

Ils utiliseraient des moyens de communication efficace. Seraient organisé mais de manière volontariste. Le tout serait un réel mouvement « bottom-up » dans l'idée de redéfinir le monde de bas en haut et pas le contraire. Lorsqu'on parle de durabilité, d'a-t-on pas en tête l'image d'un instant « t1 » et ensuite d'un instant « t2 » consécutif ? Ne serait-il donc pas normal que ce soit ainsi que se définiraient les solutions durables ?

4. Prendre une mesure arbitraire mais simple, donc gérable :

Les problèmes d'aujourd'hui sont complexes. C'est avec une pensée alternative et innovante qu'on peut les résoudre. Il faut sortir des sentiers battus et inventer des solutions inédites dans leur mode de pensée. Ne pas prendre la solution qu'on nous fait avaler, toute prête. Pas de développement durable, de décroissance, d'altermondialisme perpétuel.

Un monde, un vrai, le nôtre !

Pour nos quarantes années à venir, celles de la suite et fin de notre vie. Car c'est dans sa jeunesse qu'on prépare son futur. Il ne faut pas attendre des vieux qu'ils préparent notre futur.

Ma proposition serait UNE éthique de base commune à tous les peuples: respect de l'autre et de sa différence, respect de la nature, du vivant, utilisation minimale et justifiée des ressources.

Je vois bien une solution émergeant d'une pluralité d'approches, mais d'une éthique commune. Les solutions pratiques seront multiples, autant nombreuses qu'il y de cas et de cultures différentes.

Concrètement, je propose un rendez-vous hebdomadaire pour constituer un comité de réflexion et d'action.

Nous pouvons procéder ainsi: la moitié théorie, l'autre moitié méthode pratique. On apprend en faisant. Et on avance en testant nos hypothèses.

La théorie sera nourrie de réflexions intellectuelles, éthiques, philosophiques, religieuses. Mais elle ne serait pas rigide et ouverte à toute idée, quelle qu'elle soit. On y emploiera également la créativité, l'imagination, le non-conformisme, le remise en question profonde et sans gêne de ce qu'on observe. Tout cela dans le but de remettre en question le cadre actuel en « gardant le bon et en détectant le mauvais ». Il faut une certaine vigilance pour faire cela, une discipline, un code commun, une déontologie.

On essayera d'inviter un grand nombre de jeunes de divers horizons à prendre part à ce projet. P.ex. parlement des jeunes, étrangers, toutes professions, étudiants, marginaux.

La pratique devra donner des résultats visibles et mesurables. Px, des gestes quotidiens, actions extrêmes et déstabilisatrices, à contresens du mode de vie occidental « normal » et le remettant en question en questionnant les gens, des conférences, de la sensibilisation. Tout le monde devrait participer à la pratique, sans exception.

5. Critiques

Je les vois venir:

·pourquoi les vieux qui font du bien ne pourraient-ils pas participer ? Parce qu'ils ont plus de 40 ans !! Hehe, non, parce que c'est l'essence même du modèle. Par contre ils peuvent aide pour leur propre génération. Ce qui n'est pas forcément incompatible.

· Ne croyez-vous pas qu'il y aurait beaucoup de bonnes choses à apprendre des vieux, pour protéger notre environnement p.ex ? Oui, certainement. Deux solutions: soit on est totalement imperméable soit on apprend d'eux en filtrant les informations et réévaluant les connaissances.

· une scission par type de personne ne serait pas plus pertinente qu'une scission par âge ? C'est les partis politiques: ils perdurent mais ne signent pas ! C'est vieux comme le monde et marche toujours autant mal.

· Ne va-t-il pas se créer les mêmes discordes entre les jeunes que celle qu'on observe dans la population entière ? C'est probable. Mais on pourrait obtenir la faveur d'une bonne partie des jeunes, p.ex 30-40%, ce qui ferait déjà un poids.

· Comment voulez-vous échapper au contrôle des plus vieux dans un système qu'ils détiendraient en grande majorité ? Bonne question. C'est très dur, surtout au début. Mais pas impossible.

· Etes-vous prêts à tout réinventer: une organisation sociale, une monnaie, l'éducation, les professions ? Oui. Les jeunes dès 20-25 ans sont suffisamment responsables et intelligents pour faire une organisation potable.

· Comment votre modèle pourrait-il perdurer au fil des générations ? Un chiffre, c'est simple à retenir, non ?

· Comment faites-vous le contrôle entre ceux de moins et de plus de 40 ans ? Visuellement et par carte d'identité si nécessaire.

· Pourquoi la limite à 40 ans? Parce que c'est la moitié de l'espérance de vie, env. 80ans en occident. Une vie avant, une vie après. Dualité. On divise par deux. Logique binaire, simple, les gens comprennent. On trouver une limite plus pertinente, mais celle-ci me semblait assez juste.